Le chien est un animal carnivore connu de tous et très apprécié par les hommes pour sa fidélité. Il possède un squelette osseux comportant une colonne vertébrale avec des vertèbres et servant de protection à une partie du système nerveux. Comme les autres animaux, le corps du chien est composé de nombreuses parties parmi lesquelles la queue. Décryptage sur cette zone.

Composition

La queue du chien constitue le prolongement de la colonne vertébrale et est dès lors une partie assez sensible. Elle est liée au reste de l’anatomie au niveau de la partie arrière des hanches, plus précisément à l’extrémité distale du sacrum.

En général, c’est une partie formée par une vingtaine de vertèbres coccygiennes ou caudales qui sont de type mobile. Une partie de ces vertèbres se trouve dans le prolongement du dos tandis qu’une autre est plus éloignée.

Les vertèbres du prolongement du dos se distinguent par une forme similaire à celles de la colonne vertébrale. Quant aux vertèbres plus éloignées, leur forme est moins complexe et peut être assimilée à un sablier.

Par ailleurs, il faut savoir que ce sont différents muscles qui composent la queue du chien. D’ailleurs, ceux-ci sont responsables de la bonne mobilité. C’est pourquoi la queue peut réaliser des mouvements verticaux, latéraux, placée entre les pattes, relevée au-dessus, etc.

En dehors de la structure, rappelons que la queue du chien est habillée par un pelage dont la longueur peut être mesurée à celui qu’on retrouve dans le reste du corps. Toutefois, la taille de la fourrure est plus longue au niveau de la queue chez les chiens qui ont des poils courts.

Forme et taille

En ce qui concerne la forme de la queue du chien, elle dépend de la race. Par conséquent, son port peut différer d’une race à une autre et elle peut se présenter comme étant plus ou moins épaisse ou longue.

Du point de vue de la longueur, il convient de souligner que les gabarits varient selon les chiens. C’est pourquoi on se base sur les dimensions du chien pour définir la longueur de queue.

Ainsi, on parle de queue courte lorsque la taille de celle-ci est inférieure à la pointe du jarret. Ensuite, il y a la queue moyenne qui a à peine la même longueur que le jarret (exemple des dalmatiens). Enfin, on parle de queue longue quand celle-ci dépasse le jarret.

Cependant, certaines races de chiens se caractérisent par de très courtes queues voire même l’absence de queue. C’est le cas du Bouvier Australien par exemple.

Port

La manière dont est portée la queue par le chien diffère en fonction des races. En effet, étant donné que celle-ci est une prolongation de la colonne vertébrale, sa position ainsi que sa forme seront régies par la silhouette du canin. Ainsi il y a :

La queue tombante : elle peut se présenter avec une forme de J (berger allemand), en forme de cimetière comme c’est le cas chez le berger Belge Malinois. Elle peut aussi adopter la forme d’un S.

La queue portée relevée : elle peut prendre la forme d’une faucille, d’un crosse, d’un sabre et peut même être enroulée sur elle-même. Aussi, chez certains chiens, la queue a une forme en chandelle.

On distingue également la queue portée à l’horizontal comme celle du Golden Retriever.

Utilité de la queue du chien

La queue du chien a plusieurs fonctions.

Stabilisateur

La queue du chien participe à l’équilibre de l’animal lorsqu’il coure. Ceci est d’autant plus vrai chez les chiens de chasse à courre et ceux qui font la poursuite à vue sur leurre. En effet, lorsqu’ils doivent réaliser des changements brusques de direction, ils utilisent leur queue en guise de stabilisateur.

Chez les chiens qui savent nager, la queue constitue une sorte de gouvernail. On peut citer en ce sens le Labrador Retriever dont la queue est épaisse à la base et fine à l’extrémité. Celle-ci intervient dans sa progression et son orientation pendant qu’il nage.

Outil de communication

La queue du chien peut également servir d’outil de communication avec ses congénères et les autres espèces. En réalité, le langage canin est majoritairement composé de gestes et d’odeur, on parle alors de communication corporelle.

La queue du chien peut prendre différentes positions en fonction de la situation et de ses émotions.

La queue détendue et lâche : signifie que l’animal est à l’aise, en confiance et qu’il est apaisé.

La queue basse : elle traduit généralement une soumission ou un stress. Toutefois, lorsqu’elle adopte une position relevée, elle bloque la dispersion des odeurs des glandes annales. Cela lui permet de faire savoir aux autres animaux qu’il n’est pas dangereux.

La queue à l’horizontale : lorsqu’elle est maintenue raide et mobile, c’est un signe d’un état d’alerte. C’est généralement dans le cas d’une éventuelle menace ou d’une situation qui lui est inhabituelle.

La queue placée haute : elle indique la confiance en soi et la dominance. Elle encourage aussi la dispersion des odeurs des glandes annales à des fins d’intimidation.

La queue remuée : elle manifeste une excitation qui peut être causée par un sentiment de joie, de menace ou de stress. S’il est joyeux, les battements se feront du côté droit et seront amples.

La queue placée entre les pattes : elle indique que le chien a peur.

Il est tout de même important de souligner que les différents signes doivent être relativisés en fonction de l’attache normale de la queue de l’animal. En effet, des races comme le Barzoï et le Whippet portent généralement les leurs entre les pattes ou en position basse. De ce fait, cette posture n’indique aucunement la peur.

D’autre part, les chiens qui ont une queue naturellement courte ou attachée sur le dos auront des difficultés à communiquer avec les autres. C’est pourquoi certains d’entre eux n’hésitent pas à utiliser d’autres méthodes de communication.

Couper la queue du chien : bonne ou mauvaise idée ?

Depuis très longtemps, les hommes avaient pour habitude de couper les queues des chiens utilisés pour la garde des troupeaux, les combats ainsi que la chasse. Cette pratique appelée Caudectomie avait pour but de prévenir les blessures. En réalité, une blessure à l’appendice caudal était très douloureuse et sa cicatrisation pouvait prendre de nombreuses semaines.

Toutefois, cette pratique est réalisée de nos jours à des fins esthétiques comme c’est le cas chez le Dobermann. Elle est même considérée parmi les opérations de convenance. Ce qui fait que l’absence de queue coupée peut être perçue comme un défaut au niveau de certains organismes.

Par ailleurs, étant donné qu’elle n’est pas fonctionnellement utile, cette pratique est de plus en plus critiquée par les associations de défense des animaux et les vétérinaires. Selon ceux-ci, il s’agit d’une pratique cruelle qui n’a pas de sens. Elle prive en effet l’animal de son principal moyen de communication sans compter qu’elle est synonyme de douleurs et peut impacter sur l’équilibre.

Elle est donc déconseillée sauf en cas de situations exceptionnelles comme une maladie, une malformation, etc. D’ailleurs, des pays comme l’Espagne, la Suisse ainsi que la Belgique interdisent cette pratique. Ce qui n’est pas encore le cas au Canada et en France.

Les pathologies relatives à la queue du chien

Il existe des maladies spécifiques qui peuvent affecter la queue du chien.

Le syndrome de la queue morte

La maladie de la queue morte ou queue cassé est une affection auxquels sont exposés les chiens ayant moins de 5 ans. Elle se manifeste par une flasquitude brutale qui touche l’appendice caudal. A cela s’ajoute un hérissement des poils, un gonflement et une raideur à la base de l’appendice. C’est néanmoins une pathologie qui disparait après des jours ou des semaines sans aucune intervention.

De même, les causes de ce syndrome demeurent encore incomprises. On note quand même parmi les facteurs de risque les baignades à l’eau froide, les activités intenses, l’exposition à de basses températures, etc.

La brachyourie chez le chien

IL s’agit d’une sorte de malformation congénitale qui survient ainsi bien avant la naissance de l’animal. Elle se distingue par le faible nombre de vertèbres caudales et est assez fréquente chez les races ayant supposément une queue longue.

Cette maladie n’a pas véritablement de conséquences sur l’animal et est par conséquent perçue comme une anomalie sans gravité. Elle est toutefois considérée comme un défaut par les organismes. Parmi les races y étant prédisposées, il y a le Cocker Anglais et le Braque Allemand.

Toutefois, il convient de souligner que cette maladie est souvent associée à la spina bifida. Cette dernière est une affection congénitale qui impacte sur les vertèbres et qui peut menacer gravement la santé de l’animal. En réalité, c’est une maladie asymptomatique qui peut déboucher à une paralysie des membres postérieurs, une incontinence fécale ou urinaire, etc.

Le spinning

Cette maladie désigne le fait que le chien se mette à courir après sa queue pour l’attraper. Il s’agit en d’autres termes d’un syndrome potentiel pouvant cacher certains troubles de comportement comme la dysthymie, le syndrome dissociatif ou encore le syndrome hypersensibilité-hyperactivité. Les races les plus touchées par le spinning sont Bull Terrier et le Bull Terrier Miniature.